La démarche de tolérance et d’ouverture d’Axelle Breton

Cette étudiante de BAC 3 en AS a quelque peu cassé les codes en effectuant son stage dans la région parisienne et plus particulièrement au sein de la l’association ACER. Présente sur la commune d’Orly depuis 1971, ACER est un club de prévention spécialisée, intervenant dans le champ de la protection de l’enfance.

La prévention à pour vocation, depuis sa création, de rencontrer des jeunes caractérisés de « marginalisés » ou « en voie de marginalisation ». Pour ce faire, la prévention spécialisée se distingue des autres institutions de par ses modes d’intervention.

  1. Absence de mandat nominatif. Le conseil départemental mandate la prévention spécialisée sur la globalité d’un territoire. Ce mandat global permet de garantir aux jeunes fréquentant ces services la possibilité d’un anonymat. Tout en leur garantissant une confidentialité vis-à-vis de leurs situations tant qu’ils ne sont pas en danger où sous la menace de l’être. L’absence de mandat nominatif garantit également aux jeunes la possibilité d’adhérer librement à l’action éducative mis en place par la prévention spécialisée. C’est-à-dire que le jeune ne subit aucune contrainte dans son adhésion, ou non, à la main qui lui est tendue. Cela revient à rendre le jeune acteur dans son investissement de la relation éducative qu’il choisit de développer auprès d’un éducateur. C’est ce que l’on appelle la libre adhésion au mode d’intervention de la prévention spécialisée.
  2. Une démarche d’aller-vers. Les éducateurs effectuent régulièrement des maraudes afin d’aller au-devant du public. Cela permet une nouvelle fois de se distinguer des autres institutions en rencontrant directement les jeunes dans leurs lieux de vies, là où peuvent se produire des phénomènes d’inadaptations sociales.
  3. Non-institutionnalisation des projets. Dans une volonté d’intervenir au plus près des difficultés de son public, les projets sont initiés par les demandes des jeunes. Dans les faits cela revient à dire que les jeunes sont à la fois à l’initiative des projets mais également à la manœuvre avec l’appui constant des éducateurs.
  4. L’objectif est de rencontrer et d’accompagner un public marginalisé. La finalité d’un accompagnement se doit de mettre à profit la relation éducative murement établie afin d’orienter le jeune vers un partenaire qui sera plus spécialisé dans les problématiques auxquelles il doit faire face.

Les professeurs et les membres d’ACER ont tenu à mettre en avant la démarche de l’étudiante de la HERS et d’Hénallux qui a surpris lors de son entretien d’admission en tant qu’assistante sociale en formation.

En effet, cette dernière nous a informés ne pas connaitre le public que nous accompagnons, à savoir, des jeunes issus de banlieue. « Axelle a poursuivi sa démarche en exprimant le désir de ne pas s’arrêter aux préjugés véhiculés par la société et les médias sur ce public. Ce discours a largement dépassé le stade de l’entretien et s’est matérialisé par les nombreuses questions pertinentes d’Axelle auprès de notre public. Les interrogations d’Axelle ont trouvé un écho auprès des jeunes en leur témoignant une profonde écoute et le souci de la compréhension de chacune de leur situation », commente ACER.

« Axelle a fait preuve d’une réelle curiosité éducative à l’égard des publics susceptibles d’être accompagnés tout en témoignant d’un profond respect à l’égard de ces personnes et de leurs intégrités morales. »

Ce choc culturel entre un mode de vie urbain et un mode de vie plus rurale a permis une ouverture culturelle des deux parties à la compréhension de la vie menée par l’autre. En tant que club de prévention spécialisée, ACER a tenu à mettre en avant la démarche d’Axelle : tolérance et ouverture aux autres.

AS Axelle B

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