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   <title>Haute Ecole Robert Schuman</title>
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   <description>Le portail de la Haute Ecole Robert Schuman</description>
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     <title>A qui profite l'immobilisme - par President le 26/12/2008 : 17:03</title>
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     <description>Il n’est de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. &#160;Pourtant, tous les signaux sont l&#224;&#160;: le p&#244;le Louvain se constitue autour de l’UCL qui, pour &#234;tre plus s&#233;duisante peut-&#234;tre, enl&#232;verait bien aujourd’hui le &#171;C&#187;. Le p&#244;le &#171;&#160;Wallonie-Bruxelles&#160;&#187; se rassemble autour de l’ULB en adoptant un nom g&#233;n&#233;rique qui permet d’envisager une extension vers l’ULg. Cette derni&#232;re vient elle-m&#234;me d’absorber la FUSAGx. A tr&#232;s court terme donc nous pouvons nous attendre &#224; une recomposition du paysage universitaire belge autour de deux p&#244;les, un confessionnel – dont les valeurs ne sont manifestement pas universelles -&#160;et un la&#239;c affichant clairement des valeurs auxquelles nous, enseignement sup&#233;rieur de la Communaut&#233; fran&#231;aise, adh&#233;rons. A moyen terme, cette recomposition d&#233;bouchera sur des r&#233;seaux plus importants encore. Ce n’est en effet pas innocent si l’ULB annonce la conclusion d’un accord de partenariat privil&#233;gi&#233; avec l’universit&#233; d’Oxford[1], si l’ULg devient le fer de lance de l’Universit&#233; de la grande r&#233;gion[2], s’inscrit dans le groupe &#171;&#160;Santander&#160;&#187; [3] et participe activement &#224; toutes les missions internationales mises en place par la ministre Simonet.&#160;Quelles perspectives alors pour les Hautes Ecoles? &#160;Trois solutions s’offrent &#224; elles &#224; mon avis.&#160;Premi&#232;rement, elles ne font rien, ne voient rien, n’entendent rien. Elles restent isol&#233;es, attendant un hypoth&#233;tique soutient du pouvoir politique local. C’est oublier que le pouvoir local dans notre &#233;tat f&#233;d&#233;ral est intimement li&#233; au r&#233;gional et au f&#233;d&#233;ral. Rien ne peut se faire au niveau local sans accord aux niveaux sup&#233;rieurs, c’est-&#224;-dire sans n&#233;gociation. Cette position ne peut donc &#234;tre d&#233;fendue sans contrepartie &#233;changeable &#224; long terme. Laquelle en ce qui concerne nos Hautes Ecoles luxembourgeoises&#160;? Arr&#234;tons de r&#234;ver&#160;! Dans notre province, il n’y a plus de sid&#233;rurgie, plus d’administration importante (poste, t&#233;l&#233;phone, …). Les h&#244;pitaux ont &#233;t&#233; oblig&#233;s par le pouvoir r&#233;gional d’op&#233;rer les rationalisations qu’ils auraient d&#233;j&#224; d&#251; mettre en place il y a longtemps. A moins que ce ne soit notre destin&#233;e&#160;: laisser &#224; d’autres le soin d’op&#233;rer les choix que nous ne voulons pas faire nous-m&#234;mes&#160;? Car nous devrons in&#233;vitablement justifier par des raisons objectives le fait que les &#233;tudiants luxembourgeois re&#231;oivent davantage que leurs homologues li&#233;geois, bruxellois ou hennuyers. La solidarit&#233; dans une enveloppe ferm&#233;e, dois-je le rappeler encore, ne peut se faire qu’au d&#233;triment des autres institutions.&#160;Un autre choix pourrait &#234;tre l’int&#233;gration-absorption directe par une universit&#233;. Examinons l’exemple de l’int&#233;gration de HEC-Li&#232;ge par l’ULg. Outre que toute absorption de HE par une universit&#233; n&#233;cessite l’accord des autres universit&#233;s, donc une n&#233;gociation, donc un prix &#224; payer, encore faut-il que les deux parties soient int&#233;ress&#233;es. Dans le cas de HEC, l’int&#233;r&#234;t de l’ULg r&#233;sidait dans la possibilit&#233; pour son &#233;cole de gestion de franchir une &#233;tape importante vers une reconnaissance internationale plus grande. Dans le cas des autres HE, il est clair que certaines disciplines du type long int&#233;ressent les universit&#233;s, on vient encore de le voir dans le passage &#224; l’UMH des traducteurs-interpr&#232;tes de Mons. Bref, l’int&#233;gration dans une universit&#233; ne se fera &#224; court terme que par le phagocytage de certaines sections. Le reste de la HE dispara&#238;tra alors ou se fera absorber par une entit&#233; plus importante. C’est malheureusement l’avenir proche de la HE de la Communaut&#233; fran&#231;aise du Hainaut qui vient d&#233;j&#224; de se voir imposer dans le domaine technique des rationalisations voulues par les deux autres HE de la r&#233;gion.&#160;Bien entendu la troisi&#232;me solution est celle que le coll&#232;ge de direction actuel de la HE Schuman appelle de tous ses vœux, &#224; savoir une s&#233;rie de fusions entre Hautes Ecoles, du m&#234;me r&#233;seau d’abord (ignorer l’effet r&#233;seau est une lourde faute historique), afin de constituer des ensembles plus importants qui r&#233;alisent entre eux les n&#233;cessaires coh&#233;rences institutionnelles (r&#232;glements, proc&#233;dures, …) avant d’int&#233;grer non pas une universit&#233;, mais une acad&#233;mie universitaire. La difficult&#233; actuelle d’y arriver est essentiellement un probl&#232;me politique, certaines provinces ou villes refusant de perdre ainsi une partie du pouvoir qu’elles y avaient investi. Le danger pour les HE organis&#233;es par la Communaut&#233; fran&#231;aise d’attendre que ces pouvoirs locaux se rendent compte de la situation et mettent en place les moyens n&#233;cessaires &#224; leur d&#233;sengagement est ni plus ni moins de simplement dispara&#238;tre … &#160;Il est urgent de se poser la question de savoir &#224; qui profite l’immobilisme que certains, m&#234;me parmi nos propres troupes, veulent nous imposer.&#160;&#160;[1] http://wwwdev.ulb.ac.be/db/revue/articles/01122008/01122008REF_101.pdf[2] http://www.ulg.ac.be/cms/c_202162/lulg-participe-a-la-fondation-de-luniversite-de-la-grande-region[3] http://sgroup.be/doc/39/membership-Our-members.html</description>
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     <title>Rentr&#233;e acad&#233;mique 2008 - par President le 25/09/2008 : 14:19</title>
     <link>http://www.hers.be/blog.php?lng=fr&amp;sel=pg&amp;pg=259</link>
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     <description>Ce dont la soci&#233;t&#233; a besoin, c’est d’intelligence et d’humanit&#233;. Ce dont la soci&#233;t&#233; a besoin, c’est d’hommes honn&#234;tes et non d’hommes habiles. Ce dont la soci&#233;t&#233; a besoin c’est de former des hommes &#224; une &#233;ducation qui vise &#224; l’&#233;panouissement de l’individu et son int&#233;gration sociale. Ce dont la soci&#233;t&#233; a besoin, c’est d’un syst&#232;me dans lequel &#233;duquer, c’est transmettre, non seulement des connaissances, mais aussi une culture et des valeurs. Ce dont la soci&#233;t&#233; a besoin, c’est d’insuffler aux individus la soif d’apprendre.  Mais apprendre ce n’est pas seulement acqu&#233;rir des comp&#233;tences. C’est accepter de modifier son point de vue, &#234;tre critique par rapport &#224; ce qui nous entoure et surtout vis-&#224;-vis de nous-m&#234;mes. Apprendre, c’est d&#233;cider d’&#233;voluer pour devenir meilleur sans avoir la pr&#233;tention que l’on puisse un jour &#234;tre parfait. Apprendre, c’est s’ouvrir non seulement &#224; l’avis de l’autre, mais &#224; l’autre en tant qu’autre.   C’est dans cette perspective que je d&#233;fends l’id&#233;e d’une &#233;ducation r&#233;solument humaniste. Cela suppose des choix. Il faut reconna&#238;tre &#224; cet &#233;gard que tout au long de son histoire, l’homme a souvent fait celui du pire. Aujourd’hui comme avant se reposent en fait les m&#234;mes questions. Que cherche-t-on&#160;? Que veut-on&#160;? Volont&#233; de gloire personnelle ou souci du bien commun&#160;? Go&#251;t de l’argent et du pouvoir ou compassion&#160;? Ego&#239;sme ou solidarit&#233;&#160;? Guerre ou paix&#160;? M&#233;pris ou amour&#160;?   On peut rire de ces alternatives et les trouver triviales. Pourtant, un monde meilleur en d&#233;pend, bien davantage que d’un circuit de formule 1 ou que d’un nouveau mod&#232;le de t&#233;l&#233;phone portable. J’ignore si, comme l’ont dit certains, l’histoire s’acc&#233;l&#232;re. En revanche nous voyons tous la rapidit&#233; avec laquelle notre environnement se d&#233;grade.   Refuser cette &#233;vidence rel&#232;verait de la politique de l’autruche. Justifier celle-ci en tentant de faire croire que la technique suffira &#224; r&#233;parer ce qu’elle a permis de d&#233;truire est une idiotie. Imaginer que les cours de la Bourse et les grandes th&#233;ories &#233;conomiques vont sauver des milliards d’&#234;tres humains vivant dans le d&#233;nuement est une imposture. Laisser les int&#233;grismes de tout poil justifier la souffrance au nom de sa r&#233;tribution dans l’au-del&#224; est indigne. Il est aussi vain que pr&#233;tentieux de croire ou laisser croire &#224; un sauvetage providentiel de l’humanit&#233;. Le plus grand progr&#232;s que nous ayons &#224; accomplir, c’est celui de l’humilit&#233;.   Humilit&#233;… ou, plus pr&#233;cis&#233;ment, modestie.  Modestie devant l’opacit&#233; du monde qui reste grande, quoi qu’on en dise. Opacit&#233; devant les zones d’ombre de l’&#226;me humaine, qui ne sont pas moindres. Car, en d&#233;finitive, toute science est science de l’homme, puisque c’est de lui qu’elle proc&#232;de et c’est sur lui que, tragiquement parfois, elle fait retour.   Un ing&#233;nieur peut bien vous dire cela…  Mais l’ing&#233;nieur qui a dit cela, en fait, ce n’est pas moi, croyez bien que je le regrette, Mesdames et Messieurs, c’est Willy Legros, ancien recteur de l’ULg lors de son discours de fin de mandat et que je ne fais que plagier ici. Mais plagier Willy Legros est un honneur que je revendique. Non pas que je m&#233;sestime le moins du monde son successeur Bernard Rentier. Que du contraire. J’esp&#232;re m&#234;me que le Directeur-Pr&#233;sident qui me suivra aura l’occasion de le plagier, …sinc&#232;rement.   Entendons-nous bien ici &#224; nouveau. Ce que je revendique, ce n’est bien entendu pas une soumission &#224; l’ULg. C’est une identit&#233; de vue sur l’enseignement sup&#233;rieur, ses missions et ses valeurs.  Oui, ses valeurs.  Il est temps que nous parlions des valeurs que nous d&#233;fendons, que nous les affirmions sans avoir peur d’&#234;tre ringards. Cela fait 20 ans que j’exerce une fonction dans cette institution et jamais encore je n’y ai entendu parler de valeurs, un peu comme si personne n’osait aborder le sujet.   Valeur d&#233;mocratique d’abord. Celle-ci entra&#238;ne une culture de concertation que nous essayons de mettre en place. Car nous - je veux ici parler au nom de ce que les d&#233;crets appellent les autorit&#233;s de la Haute Ecole – nous ne prenons de d&#233;cision importante sans en parler, parfois maladroitement j’en conviens, parfois trop t&#244;t aussi, au risque de faire na&#238;tre des inqui&#233;tudes. Pourtant, cette concertation est enrichissante. Elle permet de nourrir un d&#233;but de sentiment d’appartenance – et non de culture d’entreprise comme je l’ai parfois entendu - sans pour autant emp&#234;cher l’action. Car in fine, apr&#232;s avoir pris les avis des uns et des autres il faut bien se d&#233;cider, m&#234;me si, forc&#233;ment, la d&#233;cision prise ne sera pas du go&#251;t de tous.   Qui dit d&#233;mocratie dit aussi libert&#233;. Et la libert&#233; non contraignante dont nous nous revendiquons, c’est malheureusement celle qui fait que nous sommes aussi peu nombreux ici. Alors que nous accueillons plus de 65 % des &#233;tudiants de l’enseignement sup&#233;rieur en province de Luxembourg nous avons du mal &#224; remplir le tiers des places disponibles dans cette enceinte. Dans d’autres r&#233;seaux d’enseignement, cet espace serait pratiquement totalement occup&#233;. Il faut bien qu’il y ait des diff&#233;rences,… heureusement.   Voil&#224;, c’&#233;tait in&#233;vitable&#160;: coup sur coup je viens de prononcer deux gros mots, indigne dans la bouche d’un Directeur-Pr&#233;sident qui se veut ouvert et consensuel&#160;: d&#233;mocratie et r&#233;seau.   Oserai-je en plus vous parler de la&#239;cit&#233;&#160;? Il para&#238;t en effet que cette valeur n’a plus cours dans l’enseignement sup&#233;rieur. Je ne suis pas convaincu. Je doute m&#234;me. Bref cette la&#239;cit&#233; ouverte dont nous nous revendiquons tous puisque notre appartenance au r&#233;seau de la CF entra&#238;ne ipso facto notre adh&#233;sion personnelle &#224; la charte de l’enseignement officiel que je vous engage &#224; relire de temps &#224; autre, nous l’appliquons au jour le jour dans nos enseignements. Si l’informatique r&#233;pond comme d’habitude &#224; mes souhaits, elle s’affiche pour le moment derri&#232;re moi.  Cela fait trois ans maintenant que nous avons sign&#233; un accord de collaboration avec l’ULg, l’acad&#233;mie Wallonie-Europe . Quelle autre entit&#233; d’ailleurs aurait-elle pu s’accorder sur les quelques valeurs essentielles que je viens d’&#233;noncer de mani&#232;re simplement exemplative et bien entendu non exhaustive. Cet accord a depuis fait &#233;cole et donn&#233; naissance au p&#244;le Louvain d’abord, au p&#244;le Wallonie-Bruxelles ensuite. Mais &#234;tre le premier ne suffit pas. Il faut aussi &#234;tre le meilleur. Autant vous dire que nous avons encore du travail.  Ce travail nous est impos&#233; en partie.  Je veux d’abord parler ici de l’aide &#224; la r&#233;ussite … comme si tous nos efforts n’&#233;taient d&#233;j&#224; pas orient&#233;s dans ce but&#160;: faciliter l’acc&#232;s aux &#233;tudes et &#224; l’obtention du dipl&#244;me avec des exigences pointues de qualit&#233;&#160;!  Un pour cent de notre allocation globale va nous &#234;tre accord&#233; dans ce but. Ce n’est bien entendu pas grand’ chose, mais cela vient en plus de ce que nous faisions d&#233;j&#224;. C’est donc mieux. Ce n’est bien s&#251;r pas assez, et ce ne le sera sans doute jamais. Arr&#234;tons de nous plaindre pour examiner de mani&#232;re critique – on ne se refait pas si facilement - les exp&#233;riences que nous avons d&#233;j&#224; tent&#233;es&#160;et que le r&#233;cent d&#233;cret sur la promotion de la r&#233;ussite nous invite &#224; reparcourir :  &#160;  Les cours de vacances (aussi appel&#233;s cours de prop&#233;deutique).   &#160;  Ils sont cens&#233;s au d&#233;part permettre aux &#233;tudiants d’entrer en douceur dans l’enseignement sup&#233;rieur et d’acqu&#233;rir les r&#233;flexes de base utiles &#224; sa survie dans la jungle des hautes &#233;coles. A ceci pr&#232;s que les hautes &#233;coles sont loin d’&#234;tre des jungles (en moyenne un enseignant a en face de lui 15 &#233;tudiants, c’est-&#224;-dire moins que dans l’enseignement fondamental …), que nos &#233;tudiants sont accompagn&#233;s (et m&#234;me un peu trop d’apr&#232;s les conclusions de l’agence pour la qualit&#233;, ce qui nuirait &#224; leur autonomie), que les sites qui les accueillent sont &#224; taille humaine (de l’ordre d’une &#233;cole secondaire) et que les nombreuses s&#233;ances de travaux pratiques sont l’occasion d’&#233;changes nombreux avec les enseignants.   &#160;  Ils sont aussi cens&#233;s rem&#233;dier aux manques de comp&#233;tences initiales n&#233;cessaires… Ne r&#234;vons pas&#160;! Si quinze jours suffisaient &#224; mettre tous les &#233;tudiants &#224; un niveau tel qu’ils puissent suivre sans probl&#232;me les cours qui leur seront dispens&#233;s, cela signifierait soit que les enseignants du secondaire sont incomp&#233;tents et cela devrait se savoir, soit que nous disposons de super p&#233;dagogues et cela se saurait d&#233;j&#224;. Ou bien alors que la diff&#233;rence entre le meilleur &#233;tudiant de la meilleure &#233;cole secondaire et le moins bon &#233;tudiant de la moins bonne &#233;cole secondaire correspond &#224; moins de 15 jours de travail. Dans ce cas, c’est PISA qui se trompe. Que l’on arr&#234;te donc de raconter des bobards et qu’on ose dire que ces cours servent en fait &#224; discriminer encore davantage les &#233;tudiants&#160;! Ils sont bien entendu suivis par ceux qui n’en ont pas besoin, les plus motiv&#233;s, ceux qui en veulent, ceux aussi qui ont les moyens mat&#233;riels de les suivre (et donc, qui ne doivent pas travailler pendant leurs vacances, ou qui peuvent se payer un mois de kot en plus). Et le foss&#233; entre les &#233;tudiants de s’&#233;largir plut&#244;t que de se combler. D’autant que, par un effet d’entra&#238;nement, l’enseignant charg&#233; de ces cours, qui a devant lui des &#233;tudiants motiv&#233;s, a tendance &#224; relever le niveau de son enseignement pour l’adapter &#224; son public. Quel choc pour les autres le 15 septembre&#160;! Cette mesure n’est donc pas une mesure sociale et est &#224; proscrire. N’est-ce d’ailleurs pas au nom du m&#234;me principe que l’on interdit les devoirs &#224; la maison dans le fondamental ?  &#160;  Les cours de rem&#233;diation.  &#160;  Ces cours sont de deux types, suivant qu’ils sont laiss&#233;s &#224; la bonne volont&#233; de l’&#233;tudiant ou qu’ils sont impos&#233;s par l’enseignant. Pour qu’ils soient utiles, &#224; mon humble avis, ils devraient &#234;tre interdits aux &#233;tudiants qui n’en ont pas besoin. Car une fois encore, on constate qu’ils sont suivis par les &#233;tudiants les plus motiv&#233;s qui viennent y chercher un surplus de comp&#233;tences. Et &#224; nouveau le foss&#233; de s’&#233;largir&#160;! Seuls les cours impos&#233;s peuvent donc &#234;tre envisag&#233;s. Mais comment les imposer&#160;? Certains essayent le contrat&#160;: l’&#233;tudiant signe un document dans lequel il s’engage &#224; assister &#224; ces cours lorsque l’enseignant d&#233;tecte une faiblesse. Mais l’inscription en elle-m&#234;me n’est-elle pas d&#233;j&#224; un contrat dans lequel l’institution et l’&#233;tudiant s’engagent &#224; mettre tout en œuvre pour sa r&#233;ussite&#160;? &#192; moins que ce contrat soit devenu tellement anodin qu’il en ait perdu toute signification&#160;? Rappeler &#224; l’&#233;tudiant qu’il fait partie int&#233;grante du processus d’apprentissage et qu’il en est m&#234;me l’acteur principal est une bonne chose. Je ne suis pas certain que le stigmatiser en soit une.   &#160;  L’entretien individuel.  &#160;  Il s’agit de la d&#233;marche la plus productive&#160;: un entretien individuel avec une &#233;quipe sp&#233;cialis&#233;e constitu&#233;e d’un psychologue, d’un enseignant et du directeur de la cat&#233;gorie. Cette &#233;quipe doit pouvoir cibler les lacunes de l’&#233;tudiant et &#234;tre capable de lui conseiller la meilleure d&#233;marche &#224; adopter. Consid&#233;rons qu’une Haute Ecole de moyenne importance accueille 1000 nouveaux &#233;tudiants chaque ann&#233;e, que la moiti&#233; pr&#233;sente des probl&#232;mes (taux de r&#233;ussite de l’ordre de 43 %) soit 550 &#233;l&#232;ves et qu’un entretien devrait comporter au moins 4 s&#233;ances d’une demi-heure chacune, 1100 heures seront n&#233;cessaires pour auditer tous les &#233;tudiants en difficult&#233;. Sachant qu’il faut du temps avant de rep&#233;rer ces &#233;tudiants, qu’il ne faut pas compter sur les p&#233;riodes d’examens ni sur les p&#233;riodes des vacances, une petite vingtaine de semaines sont disponibles, 55 heures seront n&#233;cessaires chaque semaine&#160;rien que pour cette mesure ! Elle ne peut donc &#234;tre envisag&#233;e que pour certains cas particuliers.  &#160;  Le tutorat.  &#160;  Partant du principe qu’un &#233;tudiant est plus &#224; l’aise face &#224; un autre &#233;tudiant que face &#224; un enseignant, il est tentant de se dire qu’en faisant suivre un &#233;tudiant en difficult&#233; par un &#233;tudiant d’une ann&#233;e sup&#233;rieure, qui a d&#233;j&#224; montr&#233; ses capacit&#233;s &#224; r&#233;ussir, on pourrait ainsi l’aider. La difficult&#233; dans ce cas est de trouver des volontaires suffisamment motiv&#233;s que pour d&#233;gager du temps pour s’occuper d’autrui de mani&#232;re b&#233;n&#233;vole. C’est &#224; mon avis l&#224; que le b&#226;t blesse. Car d&#233;j&#224; en proposant un salaire minimum on a beaucoup de mal &#224; en trouver, si en plus cela doit se faire de mani&#232;re b&#233;n&#233;vole&#160;! Il para&#238;t que r&#234;ver est un signe de bonne sant&#233; psychique. Mais il doit quand m&#234;me y avoir une limite &#224; ne pas d&#233;passer. Quoi qu'il en soit, &#224; supposer donc que l’on trouve des volontaires, de nombreux t&#233;moignages – comme par exemple celui du scientifique Hubert Reeves dans son dernier ouvrage &#171;&#160;Je n’aurai pas le temps&#160;&#187; - montrent que les &#233;tudiants les plus &#224; l’aise, donc ceux qui auraient le temps de s’engager dans cette d&#233;marche, ont d&#233;velopp&#233; des raccourcis mentaux qu’ils n’arrivent pas &#224; expliquer. Autrement dit, ce sont les moins bons p&#233;dagogues.   &#160;  L’organisation de cours en petits groupes.  &#160;  On se base ici sur l’assertion g&#233;n&#233;ralement admise que les cours en petits groupes favorisent la r&#233;ussite scolaire. Je ne discuterai pas des performances obtenues dans l’enseignement fondamental ou secondaire, mais uniquement du sup&#233;rieur – quoique je ne peux m’emp&#234;cher de me souvenir que, il y a longtemps bien entendu, &#160;lorsque je fr&#233;quentais l’&#233;cole primaire nous &#233;tions plus de 35 &#233;l&#232;ves en classe. Je ne connais aucune &#233;tude de grande ampleur sur le sujet et je ne me r&#233;f&#232;re donc qu’aux r&#233;sultats obtenus dans notre propre HE&#160;: ils contredisent compl&#232;tement cette hypoth&#232;se&#160;! Par ailleurs, les r&#233;sultats obtenus dans les universit&#233;s – o&#249; les auditoires de plus de 500 &#233;l&#232;ves ne sont pas rares - sont de m&#234;me nature que dans les Hautes Ecoles. M&#234;me si on peut se dire que le public n’est pas le m&#234;me, quoi que …, m&#234;me si on peut croire que l’environnement est diff&#233;rent, quoi que …, le constat est l&#224; et il faut oser le dire, ou alors que l’on r&#233;alise des &#233;tudes sur le sujet.  &#160;  Alors quoi, n’y a-t-il qu’un constat d’&#233;chec &#224; dresser et puis baisser les bras&#160;? Non bien s&#251;r. Mais faut-il d&#233;penser autant de moyens humains, donc d’argent, dans des mesures dont on sait d&#233;j&#224; qu’elles ne porteront que peu de fruits&#160;? N’est-ce pas plut&#244;t dans les valeurs de base que sont le travail, le go&#251;t de l’effort et la motivation qu’il faut investir&#160;? Ne faudrait-il pas commencer par r&#233;investir au d&#233;part, dans le choix des jeunes, c’est-&#224;-dire dans les structures charg&#233;es de l’orientation scolaire, les CPMS&#160;? Ce sera, je pense, la premi&#232;re t&#226;che de la commission que nous allons mettre en place.  Il est clair que les r&#233;sultats de cette commission vous seront communiqu&#233;s en temps r&#233;el.  D’autres travaux sont en cours bien s&#251;r. Ce ne sont pas les projets qui manquent. C’est &#233;puisant parfois, motivant toujours.  La valorisation des acquis et de l’exp&#233;rience par exemple. Vaste chantier qui va entre autres, nous conduire &#224; reformuler nos programmes en termes de comp&#233;tences. En collaboration avec l’enseignement de promotion sociale, notre cat&#233;gorie technique a d&#233;j&#224; commenc&#233; &#224; d&#233;fricher ce vaste champ d’expertises dans le domaine du froid industriel. Nous devrons tous y travailler. C’est une des raisons qui nous a conduits &#224; d&#233;poser un projet europ&#233;en en la mati&#232;re. Nous en serons les fers de lance pour l’ensemble de l’enseignement sup&#233;rieur en communaut&#233; fran&#231;aise.   Je n’ai encore parl&#233; que de p&#233;dagogie, autre gros mot r&#233;current. Je sais que nombre d’entre vous attendent que je vous parle de strat&#233;gie, donc d’avenir de l’institution.   Nous avons beaucoup discut&#233; de rapprochement avec la HE Charlemagne. Le recteur de l’ULg l’a m&#234;me mentionn&#233; dans son discours de rentr&#233;e. Un journal local titrait m&#234;me ce jour que la ministre Simonet &#233;tait pr&#234;te &#224; apporter aux d&#233;crets les changements n&#233;cessaires. Si c’est dans le journal …  Oui donc, notre &#233;pure est trac&#233;e. Elle sera soumise &#224; concertation aupr&#232;s des instances repr&#233;sentatives d&#232;s la fin de ce mois. Apr&#232;s ces concertations n&#233;cessaires (et utiles) nous viendrons sur chaque site r&#233;pondre aux questions que vous vous posez. Si vous avez d&#233;j&#224; des commentaires ou m&#234;me simplement des inqui&#233;tudes &#224; rencontrer, n’oubliez pas le canal internet. Je r&#233;ponds toujours aux questions.  Terminer sans parler chiffres de rentr&#233;es me vaudrait le courroux de tous, de la presse surtout. Ils sont d&#233;j&#224; f&#226;ch&#233;s avec une partie de l’enseignement sup&#233;rieur, je ne voudrais pas qu’ils soient f&#226;ch&#233;s avec tout le monde. Mais je serai prudent.   Si &#224; date identique nous constatons en effet une progression globale de l’ordre de 140 &#233;tudiants, essentiellement dans la cat&#233;gorie technique gr&#226;ce &#224; l’effet nouveaut&#233; de la section construction et de l’apparition de la deuxi&#232;me ann&#233;e de ma&#238;trise en ing. conjugu&#233;e &#224; une augmentation de population en instituteurs primaires et pr&#233;scolaires, nous n’avons pas encore pu d&#233;terminer s’il s’agit d’un effet &#171;&#160;inscriptions pr&#233;coces&#160;&#187;. Au pire donc, si nous n’enregistrons plus d’inscriptions, nos chiffres seront sensiblement identiques &#224; ceux de l’an pass&#233;. Dans le d&#233;tail bien s&#251;r, nous notons une diminution sensible des effectifs dans les sections &#233;ducateurs et logop&#232;des, suite au d&#233;cret NR. Dans ces sections, contrairement &#224; la kin&#233; o&#249; la diminution d’&#233;tudiants fran&#231;ais a partiellement &#233;t&#233; compens&#233;e par l’arriv&#233;e d’&#233;tudiants belges, il semble que nous arrivions au plancher pr&#233;vu il y a trois ans suite aux projections &#160;de l’&#233;poque. Globalement, nous pouvons donc dire que la population scolaire se stabilise aux alentours de 2100 &#224; 2200 &#233;tudiants. Je ne vous ferai pas l’injure de vous r&#233;expliquer une fois encore le principe des vases communicants. L’enveloppe &#233;tant en l&#233;g&#232;re augmentation, il faut que le nombre total d’&#233;tudiants en CfB reste stable pour que nos moyens ne s’&#233;rodent pas. Scoop et en m&#234;me temps bonne nouvelle&#160;: le nombre d’&#233;tudiants commence enfin &#224; d&#233;cro&#238;tre. Il suffira donc de stabiliser notre population scolaire pour augmenter nos ressources.  Adapter nos ressources &#224; nos besoins, c’est l’&#233;quation continuelle &#224; laquelle nos ing&#233;nieurs sont maintenant soumis. Un des moyens d’y arriver est la diminution de notre consommation de combustible pour un confort &#233;quivalent. C’est le challenge auquel notre conf&#233;rencier a commenc&#233; &#224; s’attaquer. Il va vous livrer ici ses premiers enseignements. Mais avant de lui c&#233;der la parole, je crois que le Pr&#233;sident du Conseil des Etudiants a quelques mots &#224; vous dire. </description>
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     <title>Sous le signe de la r&#233;ussite - par President le 03/09/2008 : 11:47</title>
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     <description>C’est en effet le dernier tube de l’&#233;t&#233;&#160;: il faut aider l’&#233;tudiant &#224; r&#233;ussir. Comme si tous nos efforts n’&#233;taient d&#233;j&#224; pas orient&#233;s dans ce but&#160;: faciliter l’acc&#232;s aux &#233;tudes et &#224; l’obtention du dipl&#244;me avec des exigences pointues de qualit&#233;&#160;!  &#160;  Mais cette fois-ci le Gouvernement va nous aider. Un pour cent de notre allocation globale (pour notre HE, cela correspond &#224; l’engagement de deux &#233;quivalents temps pleins), va nous &#234;tre accord&#233; dans ce but. Ce n’est bien entendu pas grand’ chose, mais cela vient en plus de ce que nous faisions d&#233;j&#224;. C’est donc mieux. Ce n’est bien s&#251;r pas assez, et ce ne le sera sans doute jamais, mais arr&#234;tons de nous plaindre et examinons les exp&#233;riences que nous avons d&#233;j&#224; tent&#233;es&#160;et que le r&#233;cent d&#233;cret sur la promotion de la r&#233;ussite nous invite &#224; reparcourir :  &#160;  Les cours de vacances (aussi appel&#233;s cours de prop&#233;deutique).   &#160;  Ils sont cens&#233;s au d&#233;part permettre aux &#233;tudiants d’entrer en douceur dans l’enseignement sup&#233;rieur et d’acqu&#233;rir les r&#233;flexes de base utiles &#224; sa survie dans la jungle des hautes &#233;coles. A ceci pr&#232;s que les hautes &#233;coles sont loin d’&#234;tre des jungles (en moyenne un enseignant a en face de lui 15 &#233;tudiants, c’est-&#224;-dire moins que dans l’enseignement fondamental …), que nos &#233;tudiants sont accompagn&#233;s (et m&#234;me un peu trop d’apr&#232;s les conclusions de l’agence pour la qualit&#233;, ce qui nuirait &#224; leur autonomie), que les sites qui les accueillent sont &#224; taille humaine (de l’ordre d’une &#233;cole secondaire) et que les nombreuses s&#233;ances de travaux pratiques sont l’occasion d’&#233;changes avec les enseignants.   Ils sont aussi cens&#233;s rem&#233;dier aux manques de comp&#233;tences initiales n&#233;cessaires… Ne r&#234;vons pas&#160;! Si quinze jours suffisaient &#224; mettre tous les &#233;tudiants &#224; un niveau tel qu’ils puissent suivre sans probl&#232;me les cours qui leur seront dispens&#233;s, cela signifierait soit que les enseignants du secondaire sont incomp&#233;tents et cela devrait se savoir, soit que nous disposons de super p&#233;dagogues et cela se saurait aussi. Ou bien alors que la diff&#233;rence entre le meilleur &#233;tudiant de la meilleure &#233;cole secondaire et le moins bon &#233;tudiant de la moins bonne &#233;cole secondaire correspond &#224; moins de 15 jours de travail. Dans ce cas, c’est PISA qui se trompe. Que l’on arr&#234;te donc de raconter des bobards et qu’on ose dire que ces cours servent en fait &#224; discriminer encore davantage les &#233;tudiants&#160;! Ils sont bien entendu suivis par ceux qui n’en ont pas besoin, les plus motiv&#233;s, ceux qui en veulent, ceux aussi qui ont les moyens mat&#233;riels de les suivre (et donc, qui ne doivent pas travailler pendant leurs vacances, ou qui peuvent se payer un mois de kot en plus). Et le foss&#233; entre les &#233;tudiants de s’&#233;largir plut&#244;t que de se combler. D’autant que, par un effet d’entra&#238;nement, l’enseignant charg&#233; de ces cours, qui a devant lui des &#233;tudiants motiv&#233;s, a tendance &#224; relever le niveau de son enseignement pour l’adapter &#224; son public. Quel choc pour les autres le 15 septembre&#160;! Cette mesure n’est donc pas une mesure sociale et est &#224; proscrire. N’est-ce pas au nom du m&#234;me principe que l’on interdit les devoirs &#224; la maison dans le fondamental ?  &#160;  Les cours de rem&#233;diation.  &#160;  Ces cours sont de deux types, suivant qu’ils sont laiss&#233;s &#224; la bonne volont&#233; de l’&#233;tudiant ou qu’ils sont impos&#233;s par l’enseignant. Pour qu’ils soient utiles, &#224; mon humble avis, ils devraient &#234;tre interdits aux &#233;tudiants qui n’en ont pas besoin. Car une fois encore, on constate qu’ils sont suivis par les &#233;tudiants les plus motiv&#233;s qui viennent y chercher un surplus de comp&#233;tences. Et &#224; nouveau le foss&#233; de s’&#233;largir&#160;! Seuls les cours impos&#233;s peuvent donc &#234;tre envisag&#233;s. Mais comment les imposer&#160;? Certains essayent le contrat&#160;: l’&#233;tudiant signe un document dans lequel il s’engage &#224; assister &#224; ces cours lorsque l’enseignant d&#233;tecte une faiblesse. Mais l’inscription en elle-m&#234;me n’est-elle pas d&#233;j&#224; un contrat dans lequel l’institution et l’&#233;tudiant s’engagent &#224; mettre tout en œuvre pour sa r&#233;ussite&#160;? &#192; moins que ce contrat soit devenu tellement anodin qu’il en ait perdu toute signification&#160;? Rappeler &#224; l’&#233;tudiant qu’il fait partie int&#233;grante du processus d’apprentissage et qu’il en est m&#234;me l’acteur principal est une bonne chose. Je ne suis pas certain que le stigmatiser en soit une.   &#160;  L’entretien individuel.  &#160;  Il s’agit de la d&#233;marche la plus productive&#160;: un entretien individuel avec une &#233;quipe sp&#233;cialis&#233;e constitu&#233;e d’un psychologue, d’un enseignant et du directeur de la cat&#233;gorie. Cette &#233;quipe doit pouvoir cibler les lacunes de l’&#233;tudiant et &#234;tre capable de lui conseiller la meilleure d&#233;marche &#224; adopter. Consid&#233;rons qu’une Haute Ecole de moyenne importance accueille 1000 nouveaux &#233;tudiants chaque ann&#233;e, que la moiti&#233; a des probl&#232;mes (taux de r&#233;ussite de l’ordre de 43 %) soit 550 &#233;l&#232;ves et qu’un entretien devrait comporter au moins 4 s&#233;ances d’une demi-heure chacune, 1100 heures seront n&#233;cessaires pour auditer tous les &#233;tudiants en difficult&#233;. Sachant que, le temps de rep&#233;rer ces &#233;tudiants, qu’il ne faut pas compter sur les p&#233;riodes d’examens ni sur les p&#233;riodes des vacances, une petite vingtaine de semaines sont disponibles, 55 heures seront n&#233;cessaires chaque semaine&#160;rien que pour cette mesure ! Elle ne peut donc &#234;tre envisag&#233;e que pour certains cas particuliers.  &#160;  Le tutorat.  &#160;  Partant du principe qu’un &#233;tudiant est plus &#224; l’aise face &#224; un autre &#233;tudiant que face &#224; un enseignant, il est tentant de se dire qu’en faisant suivre un &#233;tudiant en difficult&#233; par un &#233;tudiant d’une ann&#233;e sup&#233;rieure, qui a d&#233;j&#224; montr&#233; ses capacit&#233;s &#224; r&#233;ussir, on pourrait ainsi l’aider. La difficult&#233; dans ce cas est de trouver des volontaires suffisamment motiv&#233;s que pour d&#233;gager du temps pour s’occuper d’autrui de mani&#232;re b&#233;n&#233;vole. C’est &#224; mon avis l&#224; que le b&#226;t blesse. Car d&#233;j&#224; en proposant un salaire minimum on a beaucoup de mal &#224; en trouver, si en plus cela doit se faire de mani&#232;re b&#233;n&#233;vole&#160;! Il para&#238;t que r&#234;ver est un signe de bonne sant&#233; psychique. Mais il doit quand m&#234;me y avoir une limite &#224; ne pas d&#233;passer. Quoi qu'il en soit, &#224; supposer donc que l’on trouve des volontaires, de nombreux t&#233;moignages [1] montrent que les &#233;tudiants les plus &#224; l’aise, donc ceux qui auraient le temps de s’engager dans cette d&#233;marche, ont d&#233;velopp&#233; des raccourcis de compr&#233;hension qu’ils n’arrivent pas &#224; expliquer. Autrement dit, ce sont les moins bons p&#233;dagogues.   &#160;  L’organisation de cours en petits groupes.  &#160;  On se base ici sur l’assertion g&#233;n&#233;ralement admise que les cours en petits groupes favorisent la r&#233;ussite scolaire. Je ne discuterai pas des performances obtenues dans l’enseignement fondamental[2] ou secondaire mais uniquement du sup&#233;rieur. Je ne connais aucune &#233;tude de grande ampleur sur le sujet et je ne me r&#233;f&#232;re donc qu’aux r&#233;sultats obtenus dans notre propre HE&#160;: ils contredisent compl&#232;tement cette hypoth&#232;se&#160;! Par ailleurs, les r&#233;sultats obtenus dans les universit&#233;s – o&#249; les auditoires de plus de 500 &#233;l&#232;ves ne sont pas rares - sont meilleurs que dans les Hautes Ecoles. M&#234;me si on peut se dire que le public n’est pas le m&#234;me, quoi que …, m&#234;me si on peut croire que l’environnement est diff&#233;rent, quoi que …, le constat est l&#224; et il faut oser le dire, ou alors que l’on r&#233;alise des &#233;tudes sur le sujet.  &#160;  &#160;  Alors quoi, n’y a-t-il qu’un constat d’&#233;chec &#224; dresser et puis baisser les bras&#160;? Non bien s&#251;r. Mais faut-il d&#233;penser autant de moyens humains, donc d’argent, dans des mesures dont on sait d&#233;j&#224; qu’elles ne porteront que peu de fruits&#160;? N’est ce pas plut&#244;t dans les valeurs de base que sont le travail, le go&#251;t de l’effort et la motivation qu’il faut investir&#160;? Ne faudrait-il pas commencer par r&#233;investir au d&#233;part, dans le choix des jeunes, c’est-&#224;-dire dans les structures charg&#233;es de l’orientation scolaire, les CPMS&#160;? Ce sera, je pense, la premi&#232;re t&#226;che de la commission que le d&#233;cret nous oblige &#224; mettre en place.  &#160;  &#160;  &#160;          [1] Hubert Reeves&#160;: &#171;&#160;Je n’aurai pas le temps&#160;&#187;      [2] Je ne peux quand m&#234;me m’emp&#234;cher de me souvenir que – il y a longtemps bien entendu – lorsque je fr&#233;quentais l’&#233;cole primaire nous &#233;tions plus de 35 &#233;l&#232;ves en classe … </description>
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     <title>Validation des comp&#233;tences - par President le 27/02/2008 : 22:44</title>
     <link>http://www.hers.be/blog.php?lng=fr&amp;sel=pg&amp;pg=192</link>
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     <description>Les limites des comp&#233;tences d&#233;volues aux HE sont floues. Est-ce &#224; dessein que le l&#233;gislateur a impos&#233; aux HE, outre des missions de formation initiale, des obligations en mati&#232;re de recherche, de formation continu&#233;e et de service &#224; la collectivit&#233;? Parmi ces obligations, soumises &#224; &#233;valuation par la r&#233;cente agence pour la qualit&#233;, seules les missions de formation initiale sont subsidi&#233;es. Pour les autres, il faut aller chercher le financement l&#224; o&#249; il se trouve. C'est ainsi que, maintenant, un directeur d'&#233;cole n'est plus choisi pour ses qualit&#233;s p&#233;dagogiques ou humaines mais pour ses capacit&#233;s &#224; ramener de l'argent &#224; son institution. A moins de d&#233;velopper des niches technologiques particuli&#232;res, nous ne pourrons pas, &#224; terme, assurer seuls les missions que nous impose le d&#233;cret sur l’enseignement sup&#233;rieur.   C'est ce leitmotiv que je ne cesse de r&#233;p&#233;ter &#224; chaque enseignant de notre institution. C'est aussi, &#224; n'en pas douter, le fil conducteur qui a amen&#233; les trois op&#233;rateurs de formation que sont le Forem, l'Institut de promotion sociale et la HE &#224; mettre leurs ressources humaines et mat&#233;rielles en commun au service de la population, c'est-&#224;-dire au service du public.   Le raccourci vers la notion de service public est tellement facile que je ne peux &#233;viter de rappeler ici que les services publics se doivent d'&#233;viter la concurrence entre eux. Car cela a &#233;t&#233; le cas bien s&#251;r. Et il faut bien avouer que tout est mis en oeuvre pour en &#234;tre ainsi : des ministres fonctionnels diff&#233;rents, issus de partis politiques diff&#233;rents, des pouvoirs subsidiants diff&#233;rents, des comp&#233;tences diff&#233;rentes certes mais avec des limites suffisamment floues pour que la concurrence, ce mythe incontournable issu des th&#233;ories &#233;conomiques du 20e si&#232;cle et &#233;rig&#233; depuis en dogme de la d&#233;mocratie, puisse &#234;tre invoqu&#233;e par ses pr&#234;tres. Il faut sans cesse le r&#233;p&#233;ter : le mod&#232;le concurrentiel h&#233;rit&#233; du monde &#233;conomique o&#249; il a fait ses preuves ne peut s'appliquer &#224; l’enseignement sauf &#224; admettre que seules les populations &#233;conomiquement les plus favoris&#233;es puissent avoir acc&#232;s &#224; ce fameux nouveau march&#233; de 1.500 milliards que ne cesse de promettre l'OCDE.   Les techniques du froid ont &#233;t&#233; int&#233;gr&#233;es dans le cursus initial des bacheliers en &#233;lectrom&#233;canique de la HE en 1998. Sur fonds propres d'abord puisque le financement de nouvelles sections n'arrive que trois apr&#232;s son ouverture, avec l'aide de fonds interreg ensuite, le d&#233;partement technique de la HE a install&#233; des laboratoires dont les experts pairs de l'agence pour la qualit&#233; se sont plus &#224; souligner le haut niveau technologique atteint. L'ennui, comme bien souvent dans les domaines techniques, c'est que ces laboratoires co&#251;teux sont peu occup&#233;s. Certains ne le sont m&#234;me que quelques dizaines d'heures sur l'ann&#233;e. Ou plut&#244;t ne l'&#233;taient. Car maintenant, gr&#226;ce aux conventions que vous vous plairez &#224; contresigner Monsieur le Ministre, je n'en doute pas un seul instant, ces laboratoires pourront servir &#224; d'autres &#233;tudiants que ceux de la HE.     Tout responsable public doit &#234;tre le garant de la bonne utilisation des deniers publics. Notre coh&#233;rence est &#224; ce prix.   Le volet formation initiale des HE a – du moins jusqu'&#224; pr&#233;sent – &#233;t&#233; correctement assur&#233;, l'agence pour la qualit&#233; nous remis un rapport suffisamment &#233;logieux pour convaincre ceux qui auraient pu en douter. Par contre la formation continu&#233;e, qui fait partie de nos missions, mais pour laquelle nous ne recevons aucun moyen, est laiss&#233;e sur le c&#244;t&#233;. C'est donc vers des partenariats avec des institutions sp&#233;cialis&#233;es dans ces missions que nous avons avantage &#224; nous tourner. L'heure est &#224; la collaboration et &#224; la mise en commun. Ceux qui, en province de Luxembourg plus encore qu'ailleurs, ne l'ont pas encore compris, risquent de prendre un retard consid&#233;rable.   Car ceci n'est qu'une &#233;tape bien entendu. Le baccalaur&#233;at en construction orient&#233; vers l'utilisation du bois et de ses d&#233;riv&#233;s se fera en synergie avec Wallonie bois &#224; Libramont. Son ouverture en septembre de cette ann&#233;e est d&#233;j&#224; en elle-m&#234;me un signe qui ne trompe pas : de nombreuses demandes d'information ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; enregistr&#233;es.   Mais revenons-en &#224; la validation des comp&#233;tences puisque, il convient tout de m&#234;me de le rappeler, c'est &#224; l'inauguration du centre Sud-Luxembourg que vous &#234;tes convi&#233;s. Les HE disposent maintenant de la possibilit&#233; de valider pour une partie du cursus qu'elles proposent des comp&#233;tences professionnelles acquises en dehors du syst&#232;me scolaire. Vaste et beau chantier en perspective. Car il est &#233;vident qu'en faisant partie int&#233;grante du processus de validation, nos proc&#233;dures internes en seront grandement simplifi&#233;es, surtout si, nous aussi, nous nous orientons vers un syst&#232;me qualit&#233; ISO 9001. Bien entendu, des esprits chagrins estimeront, ils ont d'ailleurs d&#233;j&#224; commenc&#233; &#224; s'exprimer, que nous sommes occup&#233;s &#224; tresser la corde qui &#233;tranglera notre syst&#232;me d'enseignement. Pour ma part, je reste persuad&#233; que si nous n'adaptons pas nos pratiques au monde qui nous entoure et qui, lui, ne nous attend pas pour bouger, notre syst&#232;me d'enseignement sup&#233;rieur est condamn&#233; &#224; dispara&#238;tre, et &#224; tr&#232;s br&#232;ve &#233;ch&#233;ance.</description>
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